Les promoteurs éoliens versent aux propriétaires des loyers dérisoires représentant seulement 6 à 7% de leur chiffre d’affaires garanti. Cette pratique a privé 65 000 petits propriétaires de 30 milliards d’euros de revenus en 15 ans.
La supercherie des terrains des éoliennes

Depuis une quinzaine d’années, le développement des promoteurs éoliens en France a toujours suivi le même modèle. Choisir des communes rurales isolées faciles à démarcher, contacter des propriétaires locaux et leur faire miroiter un loyer pour installer des éoliennes.
Alors qu’il aurait été bien moins couteux d’acheter ces terrains, pourquoi les promoteurs ont-ils toujours préféré conclure des contrats de location de terrains qui représentent 4 à 5 fois le prix d’achat de terres agricoles ? Pour deux raisons.
La première rappelée ci-dessous a longtemps été le « cadeau » des socles en béton qu’ils prévoyaient de laisser dans le sol à la fin des installations. Une deuxième mystification encore pire se fait jour.
Marché de dupes sur les terrains des éoliennes
Les promoteurs éoliens et de fermes solaires échangent des diamants contre des verroteries comme au meilleur temps de la conquête des tribus africaines. Le loyer généralement accordé est aux environs de 8000 à 16 000 € par éolienne et par an. Des promoteurs proposent même un marché spéculatif sur les terrains d’éoliennes. Le problème est que ces loyers sont sans rapport avec les bénéfices servis aux promoteurs éoliens.
Le chiffre d’affaires garanti d’une éolienne de 2.5MW fournit sur l’année une production sur 2000 à 2400 heures. Les avantages exorbitants temporaires, obtenus par le lobby des renouvelables, sont restés en vigueur, moyennant d’étranges faveurs, soulignées par la Cour des Comptes. Le tarif moyen d’achat enregistré est de l’ordre de 88€/MWh. Le promoteur encaisse par éolienne environ 160 000 à 220 000 € par an. La maintenance individuelle excède rarement 60 000 €/an avec une garantie du constructeur. Le promoteur ne vient jamais sur place. On a vu des pales d’éoliennes tomber et le promoteur mettre 4 jours à s’en apercevoir. Il a déjà fait une énorme marge de plusieurs millions en revendant l’installation en leasing au moment de la mise en service, tout en restant exploitant.
Des miettes aux propriétaires 30 milliards de manque à gagner.
Les propriétaires actuellement démarchés par les promoteurs doivent savoir qu’ils peuvent exiger sans problème 2 à 3 fois les loyers proposés. Ceux qui ont déjà signé doivent renégocier leurs baux avec la connaissance des chiffres réellement encaissés.
Les loyers versés aux propriétaires ne représentent à peine que 6 à 7% du chiffre d’affaires encaissé garanti. Selon les critères de la promotion de projet, la charge foncière est généralement de 12 à 15% du montant du projet. Les loyers versés devraient donc être au minimum de 25 000 à 32 000 € par éolienne et plus encore pour les fermes solaires. Depuis 15 ans, plus de 65 000 petits propriétaires ont été privés de ce revenu, avec un préjudice considérable de près de 30 milliards de manque à gagner. Ces démarches sont placées sous le régime de la vente à domicile, rarement contrôlé et peu connu. Il est étonnant que l’Etat et les autorités de la Concurrence ne l’encadrent pas davantage, ou que les associations de consommateurs ne soient pas encore saisies du problème.
Un mirage peut en cacher un autre
Rappelons par ailleurs que d’étranges complaisances administratives avaient dans un premier temps autorisé cette curieuse pratique des socles en béton abandonnés en totale contradiction avec les contraintes environnementales. Sans le savoir, les propriétaires risquaient de se retrouver seuls à terme avec des chantiers de dépollution à leur charge entre 250000 et 450 000€ par éolienne. Heureusement, des fonctionnaires honnêtes et intègres ont découvert le pot-aux-roses et rectifié la réglementation vers un démantèlement obligatoire à terme. Il faudra encore que ces sociétés fantômes ne disparaissent pas à la fin, comme ces 12 000 éoliennes rouillées abandonnées aux USA qui n’appartiennent plus à personne, sauf aux propriétaires des terrains…