Bonne année mes amis, comme le veut la tradition il est d’usage de se présenter nos vœux. J’aime bien cette tradition parce qu’elle est l’occasion de se dire des choses gentilles même si, parfois, elles peuvent sembler convenues. C’est bien de prendre quelques instants pour se souhaiter la santé, le courage, la force d’affronter les difficultés que la vie nous impose, de faire face aux défis à relever et à toutes les vicissitudes que nous connaîtrons.
Venezuela. L’année 2026 sur des chapeaux de roues !

Alors que 2026, vous soit la plus douce possible dans ce monde de brutes… et à propos de monde de brutes, cela part fort car nous n’avons même pas terminé notre première semaine de 2026 que voilà Donald Trump qui décide d’une opération militaire visant à enlever le président Maduro directement dans son palais présidentiel !
Et le respect du droit international ?
Bien évidemment, aller chercher par la peau du cou un président dans son palais, cela ne se fait pas selon les règles du droit international. Cela ne se fait pas.
Pas plus que l’invasion de l’Ukraine par la Russie, pas plus que l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis deux fois de suite, pas plus que l’intervention au Vietnam, ou l’invasion de l’Afghanistan par alternance soit par les Soviétiques soit par les Américains. Cela ne se fait pas plus que l’invasion de toute l’Europe ou presque par Adolf Hitler.
Que nos « dirigeants » cessent donc d’être naïfs. Il n’y a pas de droit international.
Il n’y a que le nombre de missiles qui compte et c’est pour cela que la souveraineté nécessite d’être forts, riches, armés, et sans dette…
Autant vous dire que nous ne répondons plus à aucun de ces critères. Nous avons certes quelques missiles nucléaires, mais les utiliser c’est signer notre fin collective.
Il nous reste donc les dettes et nos dépendances terrifiantes à l’égard des Etats-Unis, qui après le Venezuela, iront récupérer le Groenland qui géographiquement n’a rien d’européen et tout d’américain ce qui n’est pas une raison pour se laisser déposséder sans une bonne négociation, mais là encore pour négocier il faut avoir des biscuits comme on dit, et nous avons plutôt des carottes bien cuites !
Le droit international est fait par celui qui a la plus grosse… armée !
Et les Etats-Unis en ont une grosse !
D’ailleurs cette opération a été fort belle. Poutine aurait pu peut-être lui aussi faire une « Maduro » à Zélenski plutôt que de se lancer dans une guerre de 4 ans avec des centaines de milliers de victimes.
Un Yalta 2.0 !
Bref, vous l’avez compris, c’est un Yalta 2.0 qui se prépare, qui est en court, sous vos yeux ébahis.
Il n’y a là aucune place pour la naïveté. Je vous le dis et redis encore.

Un Yalta 2.0 s’accompagne toujours d’un volet économique et monétaire un « Bretton Wood 2.0 ».
A la fin cela s’accompagne aussi de la mise en place de nouvelles structures de gouvernance mondiales.
Le FMI, la banque mondiale ou encore l’ONU sont héritées de la conférence de Yalta où les Etats-Unis, la Russie et le Royaume-Uni s’étaient partagés le monde.
Vous assistez à la même chose, sensiblement. Il n’y a rien de tellement différent.
2026 part sur les chapeaux de roues. C’est le moment de relire le dossier sur Yalta 2.0 dans vos espaces lecteurs, ou de reprendre celui sur Trump intitulé « Moins d’Empire et plus d’Amérique » que j’avais écrit lors de son premier mandat. Pour ceux qui veulent s’abonner à la lettre STRATEGIES tous les renseignements sont ici. Pour ceux qui ne veulent que le dossier sur Yalta 2.0 vous pouvez acheter la version papier sur Amazon ici.
Je suis très heureux de vous retrouver pour cette nouvelle année 2026 qui nous épargnera au moins une chose… l’ennui. Pour le reste je suis nettement plus prudent et circonspect !
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !