Et si le choix de votre prochaine voiture pouvait aussi vous éviter de vous la faire voler ? En 2025, les statistiques montrent un recul important des vols automobiles en France, mais c’est surtout la motorisation électrique qui se démarque. Une voiture électrique serait vingt fois moins convoitée par les voleurs qu’un modèle thermique.
Voiture électrique : la solution idéale contre le vol ?

Les dernières données relatives à la sécurité automobile en France confirment un net recul des vols de voitures en 2025. D’après plusieurs sources concordantes, cette baisse s’élève à 9 % par rapport à l’année précédente. Si cette évolution rassure les automobilistes, la crainte de se faire subtiliser son véhicule reste vive. Les véhicules 100 % électriques semblent bien moins attirants pour les malfaiteurs. Le vol s’impose donc comme un nouveau critère à prendre en compte dans le choix d’une voiture.
Une cible délaissée : l’électrique en bas du classement des véhicules volés
La statistique est sans appel : selon 01net, « les véhicules dotés d’une batterie et de moteurs électriques sont vingt fois moins victimes de vols que leurs équivalents thermiques ». Ce rapport de 1 à 20 interpelle et invite à s’interroger sur les raisons profondes de ce désintérêt. L’explication ne tient pas seulement à une supériorité technologique en matière d’antivols, mais à un ensemble de facteurs convergents. D’abord, les données recueillies en 2025 témoignent d’un contraste saisissant.
Alors que les voitures thermiques continuent de représenter la majorité des vols, les modèles 100 % électriques ne comptent que pour 3 % des cas enregistrés. Ce décalage statistique s’explique en partie par des réalités techniques, mais également par des freins logistiques qui complexifient la revente ou l’utilisation de ces véhicules par les délinquants.
Des obstacles techniques dissuasifs pour les voleurs
Un véhicule électrique, contrairement à un modèle thermique, présente une structure électronique plus complexe et plus encadrée. Les systèmes de diagnostic sont souvent verrouillés, les pièces compatibles limitées, et l’autonomie, toujours perçue comme une contrainte, devient ici un rempart naturel contre la fuite ou le transport sur longue distance. Dans le cas d’un vol, la problématique de la recharge se pose immédiatement. Le voleur, à moins de disposer d’une borne personnelle ou d’un circuit de revente extrêmement structuré, voit sa marge de manœuvre fortement réduite.
De plus, les pièces détachées des véhicules électriques sont encore peu standardisées, ce qui complique leur écoulement dans les circuits illégaux. Ces véhicules n'intéressent donc ni les trafiquants d'organes mécaniques, ni les revendeurs à l'export. Par ailleurs, le suivi à distance est généralement plus efficace sur les modèles électrifiés. Grâce à la connectivité embarquée, de nombreux véhicules peuvent être géolocalisés, voire désactivés à distance. Des fonctionnalités qui rendent les voleurs plus frileux à l’idée de cibler ces engins connectés.
Un recul global des vols, mais une vigilance toujours de mise
En parallèle de ce désintérêt spécifique pour les électriques, l’année 2025 marque un recul général des vols de voitures en France. Ces délits ont diminué de 9 % sur l’ensemble du territoire. Cette évolution s’inscrit dans un contexte de meilleure sécurisation des modèles récents, mais aussi de renforcement des dispositifs de surveillance urbaine. Cependant, cette tendance ne doit pas masquer les disparités locales. Les grandes agglomérations restent les zones les plus à risque, et les voitures de luxe, quel que soit leur mode de propulsion, demeurent des cibles privilégiées.
L’électrique s’impose comme un havre de relative tranquillité pour les propriétaires inquiets. Il serait cependant hasardeux de croire à une invulnérabilité absolue. Les constructeurs eux-mêmes en conviennent : aucun système n’est infaillible. Mais à l’heure où le parc automobile français bascule peu à peu vers l’électrification, la faible attractivité criminelle des véhicules à batterie apparaît comme un argument inattendu en faveur de cette transition.
