5G : les enchères pour les blocs de fréquences débutent ce mardi 29 septembre

70 MILLIONS €
Le prix de réserve par bloc de fréquences est fixé à 70 millions
d'euros.

Malgré les voix qui s'élèvent, la machine du développement du réseau 5G en France, est en marche. Mardi 29 septembre 2020, l'Etat lance les enchères des onze blocs de fréquences restants.

Une opération très lucrative pour l'Etat

Les principaux opérateurs français, Orange, SFR, Bouygues Telecom, Free ont déjà obtenu un bloc de 50 MHz chacun pour la modique somme de 350 millions d'euros. Les enchères qui débutent aujourd'hui ont pour finalité la vente des onze blocs de 10 mégahertz (MHz) restants. Un opérateur ne pourra cependant pas posséder plus de 100 MHz à lui seul, afin de « donner ses chances à chacun » rappelait le régulateur français des télécoms, l'Arcep, en charge de l'encadrement des enchères.

Ainsi, les onze blocs seront mis aux enchères aujourd'hui, avec un prix de réserve fixé à 70 millions d'euros par bloc et sans limite de prix d'enchères. L'Etat espère encaisser au minimum 2,17 milliards d'euros avec cette vente très lucrative. En Allemagne, les enchères pour le réseau 5G a rapporté plus de 6,5 milliards d'euros à l'Etat. Les opérateurs vont donc se lancer dans une véritable bataille dès aujourd'hui et pour une dizaine de jours pour l'enchère principale, qui devrait ensuite être suivie d'une enchère de positionnement. Cette dernière enchère permettra aux opérateurs de choisir leur emplacement sur la bande.

Le développement de la 5G ne fait pas l'unanimité

Les enchères étaient initialement prévues pour le mois d'avril 2020, mais la crise sanitaire du Covid-19 en avait alors décidé autrement. Le report des enchères avait alors satisfait ses détracteurs. Un groupement de 70 élus écologistes et de gauche ont signé une tribune demandant un moratoire des enchères jusqu'à l'été 2021, afin d'attendre les résultats de l'enquête menée par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), prévus pour mars 2021.

Une demande de moratoire qui n'a pas été prise en compte par le gouvernement qui souhaitait le maintien du nouveau calendrier et le démarrage des enchères au début de l'automne. Cependant, les opposants à ce déploiement ne comptent pas en rester là et certains élus ont déjà annoncé que leurs collectivités feraient barrage.


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