Les Français, champions du « droit à l'oubli » sur Internet

483 709
Depuis la mise en place du droit à l'oubli, les Français ont demandé
le déréférencement de 483 709 URLs contenant des informations les
concernant.

Selon une étude de Google, les Français sont particulièrement sensibles à la divulgation sur Internet d’informations les concernant. Notre pays détient en effet le record européen en termes de demandes de déréférencement par habitant.

Se faire enlever des résultats de recherche Google : c’est gagné une fois sur deux

Vous faites une recherche Google avec votre nom et prénom, et apparaissent des résultats indésirables, voire préjudiciables pour votre réputation ? Rassurez-vous, vous n’êtes pas le seul à avoir fait ce type de recherche et à avoir demandé de déréférencer certains liens. Google compte en effet 8,9 demandes de déréférencement par 1 000 Français, soit le taux le plus élevé d’Europe. À titre de comparaison, chez nos voisins allemands et britanniques ce taux est de 5,7 et 5,1 par 1 000 respectivement.

Et bonne nouvelle : une demande sur deux environ faite par nos compatriotes aboutit. Ce taux de 48,6 % est certes moins élevé que celui des Tchèques (51,7 %), les champions d’Europe en la matière, il reste néanmoins très élevé comparé à celui des Bulgares (23,4 %).

Droit à l’oubli : les Français visent surtout les annuaires en ligne

Les sites que les Français souhaitent le moins voir citer leur nom et prénom sont les annuaires en ligne, comme le célèbre 118712.fr. Depuis l’instauration du « droit à l’oubli », ce site a comptabilisé à lui seul 10 162 demandes de déréférencement, avec un taux de décisions favorables également très élevé (77,5 %).

Parmi les annuaires européens, un autre site français arrive deuxième : Societe.com. Concernant ce site, les Français ont formulé 3 631 demandes de déréférencement, mais n’ont obtenu gain de cause que dans 16,2 % des cas. Ce faible pourcentage n’a rien d’étonnant : Societe.com est un annuaire professionnel, il rassemble les informations sur toutes les sociétés immatriculées en France (adresse, téléphone, chiffre d’affaires…), mais aussi sur les micro-entrepreneurs, autrement dit les personnes qui se sont mises à leur compte. Et là, les Français peuvent en effet prétendre à faire enlever des résultats de recherche les pages les concernant. Mais comme toujours, ce n’est pas automatique : les décisions se prennent au cas par cas.


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