Glyphosate : vers une nouvelle autorisation pour 7 ans maximum

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355 eurodéputés se sont prononcés en faveur d'une interdiction
progressive du glyphosate.

La Commission européenne entendait bien ré-autoriser le glyphosate, un puissant pesticide, pour une nouvelle période de dix ans : les eurodéputés viennent de lui couper l’herbe sous le pied. La molécule devrait finalement être autorisée pour une durée de cinq à sept ans.

Interdiction du glyphosate : une période de transition moins longue devrait être fixée

Le Parlement européen a voté une interdiction progressive du glyphosate, avec une période de transition de cinq ans. Le vote du 24 octobre 2017, déjà qualifié d’historique, a rassemblé 355 voix « pour », 204 voix « contre » et 111 abstentions. Cette résolution n’est cependant pas aussi ambitieuse que la version proposée par la commission Santé et environnement du Parlement européen, qui préconisait une interdiction temporaire de trois ans maximum.

Par la même résolution, les eurodéputés ont fait savoir leur souhait d’interdire l’usage du glyphosate par les particuliers, ainsi que son utilisation dans les espaces publics. À compter du 15 décembre 2017, la substance sera donc autorisée uniquement sur les exploitations agricoles. Les non-professionnels ne pourront plus entrer en contact direct avec la molécule. À noter qu’une telle interdiction est déjà en vigueur en France depuis le 1er janvier 2017.

Glyphosate : un vote crucial le 25 octobre 2017

Le message envoyé par les eurodéputés semble avoir été reçu cinq sur cinq par la Commission européenne : dans les heures qui ont suivi le vote, cette dernière a revu ses velléités de ré-autorisation : l’organe exécutif de l’Union européenne évoque désormais une période de transition de cinq à sept ans, contre dix ans auparavant.

La saga du glyphosate continuera le 25 septembre 2017 lors d’un vote sur la question par l’ensemble des États membres. La France, le Danemark, le Luxembourg, l’Italie et l’Autriche devraient se prononcer contre une nouvelle autorisation, l’Allemagne devant s’abstenir. Ce vote permettra, de toute vraisemblance, recueillir une majorité qualifiée, à savoir au moins 16 États membres sur 28, représentant 65 % de la population de l’Union européenne.


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