Alors que les écrans rendent idiots vos enfants, la Chine les interdit pour les mineurs !!

5,31 MILLIARDS €
L'industrie du jeu vidéo représente 5,31 milliards d'euros en France
en 2020

Les ravages des écrans sont évidents sur nos enfants et ce n’est pas faute de régulièrement m’en faire écho dans ces colonnes, mais nous sommes peu nombreux à vouloir le voir, à accepter d’en parler, et encore moins nombreux à avoir le courage d’expliquer aux enfants et de façon générale aux plus jeunes, que les écrans c’est comme l’alcool, ce n’est pas pour les enfants !

Vous allez me dire mais il n’y a rien d’économique là-dedans mon cher Charles !

Et bien détrompez-vous mes amis, et lourdement même.

C’est totalement économique.

Pourquoi ?

Pour faire simple nous sommes entrés, bien que je puisse comprendre que pour certains ce ne soit pas si évident, dans le siècle de la connaissance et du savoir. Nous sommes engagés dans une compétition mondiale, nous sommes dans un monde de sciences, de techniques et de créativité. La domination « économique », est et sera de plus en plus fondamentalement la conséquence d’une formation intellectuelle aussi poussée qu’aboutie du plus grand nombre.

En France nous sommes, je vous le concède, plutôt engagés dans la fabrique massive de crétins élevés en chaînes ou en batteries, un peu comme des poulets, hors sol par une éducation nationale en plein naufrage.

Que le ministre soit fier. L’égalité est atteinte. Plus personne ne sait ni lire, ni écrire.

Et les écrans aident énormément à rendre les masses encore plus crétines.

C’est normale.

9 heures d’affilé passées à frotter le tactile ou à appuyer sur les télécommandes des consoles cela ne cultive pas grand-chose ni de bon ni de grand chez nos enfants.

D’ailleurs, les clubs de sport, les éducateurs ou les Fédérations vous en parleraient encore mieux que moi. A partir de 13, 14 ans, c’est la chute libre. Les gamins préfèrent le canapé et la console aux efforts dans la vraie vie. Une partie de Fifa15 c’est nettement moins épuisant qu’un vrai match de foot avec les copains.

Le phénomène prend une telle ampleur qu’il ne faut pas trop craindre les confinements. Donnez leur une console et une bonne bande passante, et vous aurez peu de problème. Ils resteront bien chez eux.

Vous allez me dire, Charles, vous êtes excessif.

Je vous dirais que je ne sais pas.

Et je vous demanderai ce que vous pensez de la dernière décision de la Chine qui consiste à limiter à 3 heures par semaine les jeux en ligne de ses enfants jusqu’à 18 ans pour les forcer à ne pas devenir aussi sots que les Européens et sots et obèses que les Américains. A noter que l’obésité progresse également chez nous.

Ce qu’il y a de terrible dans ce que vous allez lire après, c’est que lorsque le sage montre la lune, l’imbécile regarde le bout de son doigt.

C’est exactement ce qu’il se passe. A propos de doigts, lisons d’abord ce qu’en dit le Point source ici !

Chine : les mineurs limités à 3 heures de jeu en ligne par semaine

« La Chine accentue une série de mesures déjà existantes afin de lutter contre l’addiction aux jeux vidéo en ligne et ses conséquences sur les plus jeunes.

La Chine a annoncé lundi qu’elle allait interdire aux moins de 18 ans de jouer plus de trois heures par semaine aux jeux vidéo en ligne, avec l’objectif affiché de lutter contre l’addiction des jeunes. Certains enfants chinois peuvent passer des journées entières scotchés à leur écran. Ce phénomène est décrié depuis longtemps en Chine pour ses conséquences négatives : baisse de la vision, impact sur les résultats scolaires, manque d’activité physique ou risque d’addiction.

La réglementation interdisait déjà aux mineurs de jouer en ligne entre 22 heures et 8 heures. Le régulateur de l’audiovisuel, de l’édition et de la radiodiffusion a annoncé lundi que les moins de 18 ans ne pourront plus jouer en ligne qu’une heure par jour, et uniquement les vendredis, samedis et dimanches, soit trois heures maximum par semaine. Les mineurs ne pourront par ailleurs jouer « qu’entre 20 heures et 21 heures », précise le texte.

Cette décision va-t-elle peser sur l’industrie du jeu ?

En gros voilà ce que l’on se demande en occident, sur les marchés.

Vous l’aurez compris ces histoires de profits, c’est le doigt.

Pas la lune.

L’enjeu ce n’est pas les profits de l’industrie du jeu (largement occidentale d’ailleurs et nippone).

L’enjeu c’est l’éducation des enfants, l’enjeu c’est l’instruction, l’enjeu c’est la préservation des capacités cérébrales de votre population, l’enjeu c’est la concentration.

En un mot l’enjeu c’est le sauvetage de l’intelligence.

N’attendez pas que les gouvernements européens et en particuliers français réagissent aussi fortement qu’en Chine pour prendre, à titre individuel, des mesures éducatives de contrôle très fortes du nombre d’heures passées par vos enfants sur les écrans en général et les jeux en ligne ou sur une console en général.

En faisant cela, vous leur donnerez un avantage compétitif évident sur la masse.

Nous n’en sommes même plus à les faire travailler plus, mais à sauver leur capacité à simplement réfléchir et se concentrer.

La fabrique du crétin est bien en route, en Chine ils viennent de décider d’arrêter le massacre.

Cela aura d’immenses répercussions sous nos latitudes, car nous serons obligés de suivre le mouvement chinois pour préserver notre « compétitivité » future.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !


A découvrir

Charles Sannat

Charles SANNAT est diplômé de l'Ecole Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d'Etudes Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l'Information-(secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires et intègre la Direction de la Recherche Economique d'AuCoffre.com en 2011.

Il rédige quotidiennement Insolentiae, son nouveau blog disponible à l'adresse http://insolentiae.com

Il enseigne l'économie dans plusieurs écoles de commerce parisiennes et écrit régulièrement des articles sur l'actualité économique.