Carburants et coronavirus : l'OPEC tergiverse, les prix ne grimpent pas

10 DOLLARS
Le prix du baril de pétrole a baissé de plus de 10 dollars depuis
début 2020.

Le cartel de l’or noir, l’OPEC et ses alliés, ne semble pas proche d’un accord pour agir contre l’impact du coronavirus sur les cours du pétrole. Aucune réunion d’urgence n’est prévue ce qui laisse un peu de répit aux automobilistes qui ont vu les prix à la pompe baisser de quelques centimes d’euro depuis le début du mois de février 2020.

Pas de réunion de l’OPEC avant mars ?

Les ministres de l’énergie des pays membres de l’OPEC et de ses alliés se sont réunis la semaine du 3 février 2020 à Vienne, au siège de l’organisation, pour discuter de la suite des événements : le prix du brut a fortement chuté depuis début 2020, perdant près de 20%, à cause du coronavirus et des craintes concernant l’activité chinoise. Le ralentissement de l’économie chinoise, attendu, devrait faire baisser la consommation de pétrole du pays et ça se ressent dans les prix du pétrole en Bourse.

Les experts de l’OPEC estimaient nécessaire une coupe de la production quotidienne de brut de près de 600.000 barils. Mais l’Arabie saoudite, qui chapeaute l’OPEC, se heurte aux réticences de Vladimir Poutine, peu convaincu de cette solution. Un conflit interne qui se confirme : le ministre de l’énergie de l’Azerbaijan, Parviz Shahbazov, a déclaré à l’agence de presse russe RIA Novosti qu’une réunion d’urgence de l’OPEC au sujet d’une possible baisse de production ne devrait pas avoir lieu.

Si le statu quo se confirme, c’est la prochaine réunion qui pourrait débloquer la situation. Mais celle-ci n’est prévue, et ce depuis longue date, que durant la première semaine du mois de mars 2020.

Les carburants vont-ils baisser ?

Cette situation compliquée à l’OPEC va faire du bien au portefeuille des Français, en particulier en cette période de congés hivernaux. Aucune hausse majeure du prix du pétrole en Bourse n’est attendue tant que l’OPEC ne décide pas de baisser sa production. Ainsi, le WTI américain se maintient à environ 50 dollars le baril tandis que le Brent de mer du Nord reste aux alentours de 55 dollars. La baisse est donc de plus de 10 dollars depuis le début de l’année 2020.

Aux stations essence, les carburants devraient donc connaître encore quelques baisses de quelques centimes dans les semaines à venir. Et si la situation chinoise empire, le pétrole pourrait encore chuter, entraînant avec lui les prix de l’essence et du diesel.


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