Pour un tiers des vols les plus empruntés, une alternative en train existe

3,5 millions de tonnes
En interdisant les vols court-courrier ayant un équivalent en train,
l'Europe pourrait économiser 3,5 millions de tonnes d'équivalent CO2
par an.

Si une décision politique était prise, le ciel européen aurait pu se délester d’un grand nombre de vols au profit du train, un moyen de transport beaucoup moins émetteur de gaz à effet de serre, rappelle Greenpeace alors que la COP26 s’ouvre à Glasgow le 31 octobre 2021.

Vols courts qui font doublon avec le train : la France est l’une des pires élèves en Europe

« Vous faire préférer le train », ce n’est pas encore gagné ni en France ni à l’échelle européenne, alors même que cela est tout à fait possible. En effet, 51 des 150 vols court-courriers les plus fréquentés dans l'Union européenne (soit 34%) disposent d'une alternative ferroviaire de moins de six heures, a calculé Greenpeace. L’ONG encourage également le développement du train de nuit : selon ses calculs, à ce jour seuls 41 des 150 vols les plus fréquentés dans l'Union européenne (soit 27%) disposent d'alternatives directes en train de nuit.

La France a un rôle important à jouer dans cette transition : il faut savoir que 30 des 150 vols les plus fréquentés dans l’Union européenne ont pour destination et/ou pour origine la France, rappelle Greenpeace. Opérer une telle transition est d’autant plus possible qu’il existe une alternative ferroviaire de moins de six heures pour près de la moitié (47,5%) des 40 vols les plus fréquentés qui ont pour destination et/ou pour origine la France.

Interdiction des vols courts : Greenpeace prône une mesure au niveau européen

Or, la démarche de l’exécutif français allant dans le sens de l’interdiction des vols courts est délibérément balbutiante, son impact est, disons-le, minime. Comme le pointe Greenpeace, dans la loi Climat adoptée à l’été 2021, l’interdiction des vols courts ne concerne qu’une à trois lignes aériennes intérieures sur la centaine existante.

Et pourtant, le simple fait d’arrêter l’avion pour les vols les plus fréquentés dans l’Union européenne, dès lors qu’une liaison ferroviaire de moins de six heures existe, permettrait d'économiser 3,5 millions de tonnes d’équivalent CO2 par an. Pour Greenpeace, non seulement la France doit légiférer de manière plus ambitieuse en la matière, mais une interdiction ambitieuse des vols courts doit être portée au niveau européen.


A découvrir