Le 1er février marque une nouvelle série de changements concrets pour le budget des Français. Révision des taux des livrets réglementés, ajustements sur les factures de gaz et d’électricité, hausse des frais bancaires et nouvelles règles pour les litiges aériens… autant d’évolutions qui auront un impact direct, variable selon les profils de ménages.
Épargne, gaz, électricité, banque : tout ce qui évolue au 1er février

À compter du 1er février, plusieurs mesures entrent en vigueur et modifient des postes clés de dépenses et d’épargne des Français. Certaines apportent un léger soulagement, notamment sur l’énergie, tandis que d’autres pèsent davantage sur le portefeuille, à commencer par la baisse de rendement de l’épargne réglementée et l’augmentation des frais bancaires. Tour d’horizon des principaux changements à anticiper.
🧾 Épargne : une rémunération ajustée aux tensions économiques
À partir du 1er février, les taux des livrets d’épargne réglementés sont révisés.
- Le Livret A, le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS) et le Livret Jeune voient leur taux de rémunération passer de 1,7% à 1,50%, conforme à la formule semestrielle de calcul fondée sur l’évolution des taux et de l’inflation.
- Le Livret d’Épargne Populaire (LEP) n’échappe pas à l’ajustement de début d’année : son taux est ramené de 2,7% à 2,50% au 1er février. Un niveau toutefois maintenu au-dessus de celui qu’imposerait strictement la formule réglementaire, grâce à un soutien explicite des pouvoirs publics.
Cette évolution représente moins de rendement pour les détenteurs de Livret A, mais le caractère défiscalisé et liquide de ces produits reste un avantage pour les épargnants.
⚡ Énergie : électricité et gaz, quelques centimes d’économie
Sur le plan énergétique, le prix de l’abonnement à l’électricité est revu à la baisse à compter du 1er février, sous l’effet de la diminution de la contribution tarifaire d’acheminement (CTA). Selon le gouvernement, son taux passe de 21,93% à 15%, ce qui représente environ 10 € d’économie par an pour un foyer type. L’impact est plus marqué pour certains professionnels fortement consommateurs d’électricité : « Pour un boulanger, cela peut représenter jusqu’à 200 € par an », a précisé le ministre de l’Économie.
Du côté du gaz naturel, les prix repères publiés par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) indiquent une nouvelle baisse en février. Le prix du kilowattheure recule d’environ 2% pour les usages de chauffage et d’environ 1,5% pour la cuisson et l’eau chaude par rapport au mois précédent. Une évolution modérée, mais bienvenue en période hivernale, qui allège légèrement la facture des ménages concernés.
💳 Services bancaires : une facture un peu plus salée
Les Français devront faire avec des frais bancaires en hausse. Selon des estimations récentes, les frais facturés par les établissements financiers augmenteront en moyenne d’environ 3% dès le 1er février 2026.
Cette augmentation concerne notamment :
- les frais de tenue de compte,
- les cartes bancaires, quel que soit leur type,
- potentiellement d’autres services à valeur ajoutée proposés par les banques.
Conséquence : il devient encore plus important de comparer les offres de services bancaires pour contenir l’impact de ces hausses sur le budget des ménages.
✈️ Voyage : médiation désormais obligatoire pour les litiges aériens
À partir du 7 février 2026, une nouvelle obligation s’appliquera aux passagers confrontés à un litige avec une compagnie aérienne (annulation de vol, refus d’embarquement, retard important) : avant de pouvoir saisir la justice, il faudra d’abord disposer d’une tentative de médiation via le médiateur tourisme et voyage. Cette procédure vise à désengorger les tribunaux et encourager le règlement amiable des différends.
🔎 Et ailleurs dans votre budget…
D’autres évolutions sont également à signaler à partir du 1er février :
- Aides de la CAF : certaines prestations versées par la Caisse d’Allocations Familiales font l’objet d’un recalcul automatique en fonction des revenus actualisés des bénéficiaires. Ce mécanisme peut entraîner une hausse ou une baisse des montants perçus, notamment pour les aides au logement, sans démarche particulière à effectuer.
- Cigarettes : plusieurs références de tabac voient leur prix évoluer, à la hausse ou à la baisse selon les marques, à la suite des arrêtés ministériels publiés en début d’année. Des ajustements qui s’inscrivent dans la trajectoire fiscale de lutte contre le tabagisme.
- Péages autoroutiers : les tarifs des péages connaissent une revalorisation annuelle, conformément aux contrats de concession. Une hausse modérée mais généralisée, qui concerne l’ensemble des réseaux autoroutiers et pèse davantage sur les automobilistes réguliers.
