Réunis à Bercy le 12 mars 2026, distributeurs et gouvernement n’ont pas trouvé d’accord global sur les prix à la pompe. Certains acteurs promettent pourtant des réductions ciblées sur les carburants, tandis que l’évolution du pétrole complique toute stratégie durable.
Carburants : pourquoi aucune baisse globale des prix à la pompe n’est décidée

Le jeudi 12 mars 2026, la question des carburants s’est invitée au cœur de Bercy. Face à la forte volatilité du pétrole et aux tensions géopolitiques, le gouvernement français a convoqué les distributeurs afin d’obtenir une baisse des prix à la pompe. Pourtant, à l’issue de la rencontre, aucune mesure globale n’a émergé, révélant les divergences entre acteurs du secteur et la complexité du marché énergétique.
Une réunion à Bercy sans décision sur les prix à la pompe
Jeudi matin, la réunion organisée à Bercy autour des carburants visait à examiner comment réduire les prix à la pompe pour les automobilistes. Cependant, malgré les discussions entre l’exécutif et les principaux distributeurs, aucun mécanisme contraignant n’a été adopté. « On a évoqué différents dossiers, différentes possibilités, mais en sortie de réunion, aucune décision n’a été prise sur un encadrement, quel qu’il soit, du prix », a déclaré Francis Pousse, président du syndicat professionnel Mobilians, dans des propos rapportés par Le Monde le 12 mars 2026.
Pourtant, certains groupes ont pris des engagements ponctuels concernant les carburants. Selon le gouvernement, plusieurs distributeurs ont promis de « diminuer immédiatement les prix des carburants au bénéfice des consommateurs », comme le rapporte Le Monde. Concrètement, ces annonces portent sur des réductions estimées entre 10 et 30 centimes par litre, tandis que d’autres entreprises privilégient un plafonnement des tarifs. Cependant, ces initiatives restent individuelles et ne constituent pas une politique coordonnée pour l’ensemble des prix à la pompe.
Carburants : engagements partiels et stratégies divergentes sur les prix à la pompe
Certaines entreprises ont déjà avancé leurs propres mesures sur les carburants. TotalEnergies, par exemple, a confirmé le maintien d’un plafond de 1,99 euro par litre pour l’essence dans ses stations-service. En parallèle, le plafond appliqué au gazole a été relevé à 2,09 euros par litre. D’autres distributeurs évoquent des baisses plus marquées sur les carburants.
Le dirigeant des centres E.Leclerc, Michel-Edouard Leclerc, a anticipé une réduction d’environ 30 centimes par litre dans les jours suivants. Toutefois, tous les acteurs ne partagent pas cet optimisme. « Je ne connais pas la recette magique de Michel-Edouard Leclerc pour faire 30 centimes (...) Nous, on est soumis à l'économie de marché », a déclaré Francis Pousse sur Boursorama le 12 mars 2026.
Les prix à la pompe restent soumis au marché du pétrole
En parallèle, l’évolution des carburants reste étroitement liée aux fluctuations du pétrole. Or, au moment de la réunion de Bercy, le marché mondial se caractérisait par une forte volatilité. Le baril de pétrole s’approchait de nouveau du seuil symbolique des 100 dollars, dans un contexte marqué par les tensions au Moyen-Orient et les perturbations logistiques dans la région.
Dans les stations-service françaises, les prix à la pompe reflètent déjà cette instabilité. Le 12 mars 2026, le litre de SP95-E10 s’établissait en moyenne à 1,871 euro dans 7 524 stations analysées. Le SP98 atteignait 1,964 euro par litre sur 8 053 stations, tandis que le diesel culminait à 2,032 euros par litre sur 9 535 stations, selon un calcul réalisé par l’AFP à partir de données transmises au gouvernement, rapporté par Le Monde.
