Électricité : la France, dindon d’une sinistre farce européenne

Il est temps de cesser d’être la variable d’ajustement de l’Europe énergétique.

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By Jean-Louis Butré Published on 21 avril 2026 7h16
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Électricité : la France, dindon d’une sinistre farce européenne - © Economie Matin
48%L’Union européenne produit 48 % de son électricité à partir de sources renouvelables

La vérité, d'abord.

Ce que l'on nous présente comme une « coopération européenne » en matière d'électricité n'est rien d'autre qu'un pillage organisé.. La France, patrie de l'atome et de l'ingénierie, se laisse dépouiller de sa souveraineté par un système conçu pour servir les erreurs d'autrui. Nous ne sommes plus un partenaire : nous sommes le dindon .

L' Allemagne, ce colosse aux pieds d'argile, a bâti son dogme énergétique sur du sable. Les éoliennes et les panneaux solaires, intermittents par nature, sont incapables de tenir seuls — et pourtant, Berlin persiste. Au lieu de corriger sa folie, l'Allemagne exporte ses incohérences. C'est un pays qui n'a ni construit les réseaux nécessaires, ni maintenu les moyens pilotables indispensables. Elle inonde le réseau français d'une électricité instable, à prix cassés, qui déstabilise notre propre système. Nous payons leurs erreurs.

Et que fait la France ? Elle s'incline.

Elle accepte des flux électriques aberrants, ces « boucles » qui ne sont que l'aveu d'un échec allemand. Elle se plie aux diktats de Bruxelles, qui veut imposer de nouvelles interconnexions — non pour équilibrer, mais pour généraliser un modèle défaillant. Elle laisse son parc nucléaire, joyau de notre indépendance, s'éteindre à petit feu, contrainte de s'arrêter non par nécessité, mais par la folie d'un marché européen déformé et en folie au gré du vent et du soleil.

C'est une trahison de nos dirigeants

Une trahison économique, car nous renonçons à une électricité abondante, pilotable, décarbonée — et compétitive. Une tragédie industrielle, car nous sacrifions nos atouts sur l'autel d'une idéologie. Une trahison politique, car un pays qui ne maîtrise plus son énergie ne maîtrise plus son destin.

Le pire ? Tout cela est voulu et méthodiquement organisé .

La Commission européenne, ivre de dogmatisme, impose ses règles sans respect pour les réalités nationales. La Norvège résiste. La Suède dit non. La France, elle, obéit. Pourquoi ? Par lâcheté, par peur de déplier, par idéologie antinucléaire larvée.

Nous sommes en train de démanteler méthodiquement l'un des derniers avantages compétitifs de la France. Pendant que nos voisins défendent leurs intérêts, nous jouons les figurants de seconde zone dans une pièce dont nous sommes les victimes.

Assez.

Il est temps de retrouver la voix de la France. Celle qui dit non. Celle qui défend ses intérêts. Celle qui assume son modèle — nucléaire, hydraulique, souverain et qui arrête de chanter ce modèle allemand éolien et solaire catastrophique.

Refusons les interconnexions qui nous pénalisent. Remettons en cause les règles d'un marché qui nous étrangle. Cessons d'être le dindon de cette farce européenne .

Car un pays qui renonce à son énergie renonce à son avenir.

La France doit choisir : continuer à ramper, ou se redresser.

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Ingénieur Physicien Expert Énergie et ancien PDG entreprises Président de la Fédération Environnement Durable (1750 associations de toutes les régions de France) Président d'EPAW, plateforme européenne contre les éoliennes industrielles

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