L’emploi au futur pour l’IA, c’est tout de suite !

L’Intelligence artificielle (IA) est de plus en plus présente dans tous les secteurs et tous les domaines. Présente depuis des dizaines d’années, elle vient d’éclore aux yeux du grand public.

Image Jacques M
By Jacques Martineau Published on 10 janvier 2026 8h30
Google met son intelligence artificielle Gemini dans tous ses outils
L’emploi au futur pour l’IA, c’est tout de suite ! - © Economie Matin
22%En France, le secteur « production » représente 22% de l’activité

Le secteur du « numérique » en forte croissance

En France, le secteur « production » représente 22% de l’activité, dont 11% industrielle ; la « transformation » 15%. Le secteur du « service » 43%. Un quatrième secteur, le « numérique » avec 15% tient sa place progressivement depuis plus de 20 ans. Il est en pleine expansion avec la montée de l’IA qui va très fortement influencer les autres secteurs économiques. Au-delà de sa mission de facilitateur, les outils mis à notre disposition vont bouleverser l’ordre établi comme toujours au gré des découvertes, scientifiques, technologiques et numérique. Nous sommes tous concernés et à tous les niveaux.

L’Intelligence artificielle (IA), c’est quoi ?

Un outil technologique performant, hors norme, de l’informatique et du numérique. À la base, il permet à partir de données, de connaissances et d’acquis : - d’automatiser et d’optimiser un grand nombre de tâches répétitives ; - de modifier les comportements, de faciliter les conditions de travail ; - de répondre, d’expliquer, de discuter et de proposer des solutions ; - de contribuer à la réflexion et d’aider à la prise de décision et d’imaginer et de créer les scénarios du futur.

Appelée cognitive, générative, déterministe, éducative, les potentialités et les applications sont innombrables et non qualifiables. Pour exemple, un énoncé non exhaustif dans le désordre : automatisation, robotisation, numérisation, informatisation, monétisation, visionique, imagerie générative, modélisation, mise en réseaux, télétransmission, pensée virtuelle, science-fiction ; etc.

L’impact de l’IA sur l’emploi dans les 5 ans

L’impact de l’Intelligence artificielle (IA) se fera sentir d’abord sur l’emploi. Quels sont les tâches qui seront les plus concernées ? L’automatisation primaire et le suivi des étapes de transformation, un potentiel de 27% de ses tâches seront supprimées. Cela entrainera autour de 5% de suppressions net d’emplois. 80% des emplois actuels ne seront pas touchés.

En revanche, une multitude de métiers nouveaux vont voir le jour progressivement et générer de nombreux emplois nouveaux, nécessitant des formations de base et supérieure pour intégrer les nouveaux outils technologique et numérique. On estime le besoin en emploi autour de 15% dans les 5 ans. De nombreuses formations adaptées sont en cours de développement pour tous les niveaux.

Quels sont les principales activités affectées ?

Parmi les métiers les plus impliqués dans les mutations liées à l’IA, les acteurs de tâches administratives et répétitives, secrétariat et gestion ; le service au client et de vente directe, la production et la logistique, opérateur et logisticien ; les analyses et le traitement des données, le conseil, la comptabilité et les finances, etc.

Avec la progression de l’automatisation et la robotisation, de nombreux métiers, auxiliaires et complémentaires, seront transformés dans la santé et le social ; dans la technologie et l’ingénierie tous les niveaux professionnels seront affectés techniciens, développeurs et ingénieurs.

Les métiers du domaine de la création et de la communication sont déjà sous influence de l’IA. Dans l’action au quotidien, rédacteur, graphistes, gestionnaire de réseaux, journalistes en perçoivent les changements au quotidien.

Une remise en cause progressive de connaissances mais totale concerne l’éducation et la formation (spécifique et continue). Les estimations prévoient jusqu’à 59% de reconversion adaptative. 40% des métiers et des compétences ne seront pas reconnus.

Les indispensables générateurs et bénéficiaires de l’IA

L’existence de l’IA à grande échelle nécessite l’apport des géants de la technologie, des finances et du numérique avec le développement de « high level software et hardware ». La possession comme l’accès aux matériaux rares sont des fondamentaux d’existence. Qualifiés d’indispensables, ces contributeurs appuient la recherche, l’innovation, le marché et la promotion de ces outils du futur.

Les principaux bénéficiaires de l’IA dans le secteur des services sont avant tout les GAFA et leurs dérivés, à l’origine et dans l’exploitation. Pour information, à noter qu’en 2024, les institutions américaines ont produit 40 modèles d'IA, très performants contre 15 pour la Chine et 3 pour l'Europe. Tous les réseaux sociaux, publics et privés, à tous les niveaux sont impliqués. Un exemple : la télécommunication « upgrade » pour l’information, pour le civil ou le militaire, la santé et la médecine, etc. Le législatif et l’opérationnel peuvent aussi en tirer profit, en organisation et en gestion. Les milieux financiers et la Bourse auront également leur épingle à tirer du jeu.

Un saut dans l’inconnu de l’IA

« Nous sommes tous des managers. » Choix, décision et compétences seront toujours de la responsabilité de l’Humain. C’est pourquoi, il importe de « savoir maîtriser le réel pour une entrée progressive dans l’inconnu du monde virtuel de l’IA.»

Image Jacques M

Après un long parcours scientifique, en France et outre-Atlantique, Jacques Martineau occupe de multiples responsabilités opérationnelles au CEA/DAM. Il devient DRH dans un grand groupe informatique pendant 3 ans, avant de prendre ensuite la tête d'un organisme important de rapprochement recherche-entreprise en liaison avec le CNRS, le CEA et des grands groupes du secteur privé. Fondateur du Club Espace 21, il s'est intéressé aux problèmes de l'emploi avec différents entrepreneurs, industriels, syndicalistes et hommes politiques au plus haut niveau sur la libération de l'accès à l'activité pour tous. Il reçoit les insignes de chevalier de l'Ordre National du Mérite et pour l'ensemble de sa carrière, le ministère de la recherche le fera chevalier de la Légion d'Honneur.

No comment on «L’emploi au futur pour l’IA, c’est tout de suite !»

Leave a comment

* Required fields