La Grèce vient d’approuver l’acquisition d’une quatrième frégate de défense et d’intervention de type Belharra à la France. Cet achat ne se limite pas à un renforcement militaire : il représente un levier économique majeur pour le secteur de l’armement français, en termes d’emplois, d’exportations et de soutien industriel pour Naval Group et ses sous-traitants.
La Grèce commande une frégate Belharra : Naval Group peut-il en être fier ?

Belharra : l'achat par la Grèce d'une quatrième frégate se confirme
Le 17 septembre 2025, le gouvernement grec a validé l’achat à la France d’une quatrième frégate de défense et d’intervention Belharra. Ce contrat s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique franco-hellénique de 2022 et prolonge un engagement déjà concret : trois frégates Belharra initialement commandées par la Grèce, avec une option pour une quatrième.
La Grèce va donc acheter à la France une quatrième frégate de défense et d’intervention Belharra. Le ministre grec de la Défense, Nikos Dendias, a précisé que le navire portera le nom de Thémistocle. Le montant exact du contrat pour cette quatrième unité n’a pas été rendu public. Toutefois, le média grec Defence Review indique que le contrat de soutien associé pourrait s’élever à 580 millions d’euros sur quatre ans.
En 2022, les trois premières frégates Belharra avaient été contractées pour environ 3 milliards d’euros, incluant le maintien en condition opérationnelle, les torpilles MU-90, les missiles Aster 30 et les missiles antinavires Exocet.
Techniquement, la Belharra Export diffère du modèle standard français par une configuration armement renforcée : jusqu’à 32 cellules Sylver A50 pour missiles surface-air Aster 30, des Aster à longue portée, torpilles MU-90, missiles antinavires Exocet, brouilleurs et leurres ; ainsi que la capacité d’embarquer un hélicoptère et un équipage conséquent.
Naval Group : sous-traitants compris, c'est 50.000 emplois en France
L’achat de cette quatrième frégate Belharra va bénéficier essentiellement à Naval Group, maître d’œuvre pour ce type de frégates, ainsi qu’à son vaste réseau de sous-traitants, équipementiers et PME de la Base industrielle et technologique de la défense (BITD). Naval Group lui-même soutient plus de 50.000 emplois en France, incluant emplois directs, fournisseurs et prestataires. En outre, cette commande renforce le chiffre d’affaires export français dans le naval militaire, un sous-secteur en croissance : entre les périodes récentes, les exportations françaises de navires militaires ont progressé de 14%.
Pour les PME et équipementiers, cette commande assure une visibilité industrielle et financière : production de composants, systèmes de combat, électronique embarquée, propulsion etc. Le pourcentage d’achats de Naval Group qui revient à des entreprises françaises est élevé, avec environ 85 % des achats réalisés en France, et parmi ceux-ci, les deux tiers avec des PME.
Le secteur de l’armement dans son ensemble voit ses offres d’emploi augmenter fortement : le volume d’annonces publiées par les plus grandes entreprises de défense en Europe a bondi de 41% depuis 2021. En France, ce secteur représente près de 43% des opportunités européennes d’emploi dans la défense.
