Le groupe espagnol Renfe à l’assaut du rail français

Alors que l’Espagne a largement ouvert son rail à la concurrence, la France accuse toujours un certain retard dans ce domaine. Et pourtant, la concurrence a du bon pour faire baisser les prix.

Par Olivier Sancerre Publié le 16 janvier 2023 à 15h26
Groupe Espagnol Renfe Assaut Rail Francais
43%Depuis l'ouverture à la concurrence en Espagne, le prix du trajet Madrid-Barcelone a baissé de 43%.

En décembre 2021, Trenitalia lançait des trains à grande vitesse entre Paris, Lyon et Milan. Avec un bilan satisfaisant non seulement pour le transporteur italien, mais aussi pour les voyageurs qui bénéficient de la guerre des prix que se mènent la SNCF et Trenitalia sur cette ligne très fréquentée. La même chose pourrait bien arriver sur les lignes Barcelone-Lyon et Madrid-Marseille : Renfe teste actuellement son matériel avant le lancement de ses offres au printemps prochain. Pour le moment, les tarifs ne sont pas connus, ni même les fréquences. Mais l'espoir est de mise pour le portefeuille des passagers.

Baisse de prix attendue pour les voyageurs

La SNCF n'a pas attendu pour faire concurrence à Renfe sur le marché espagnol. Depuis mai 2021, le groupe français y fait en effet circuler ses Ouigo, tandis que l'Espagne a largement ouvert son rail à la concurrence en novembre dernier. Trois opérateurs font assaut d'offres abordables pour attirer les voyageurs : Renfe et la SNCF donc, ainsi qu'Iryo, détenu entre autre par un certain… Trenitalia. Les résultats de cette concurrence sont aux bénéfices des consommateurs, avec une baisse des prix de 43% entre Madrid et Barcelone, tandis que les transporteurs ont enregistré une hausse de la fréquentation et du taux de remplissage.

Les appétits français de Renfe

La SNCF fait également circuler un train entre Paris et Barcelone (deux allers-retours quotidiens), qui a abandonné la liaison entre Lyon et Barcelone. C'est là que Renfe veut porter le fer, ainsi qu'entre Madrid et Marseille, un trajet que la SNCF ne propose pas. L'opérateur espagnol souhaite également proposer une offre entre Paris et Lyon d'ici 2024, mais il a besoin du feu vert français.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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