La Poste propose le stockage numérique de diplômes

Par Anton Kunin Modifié le 22 novembre 2016 à 19h17
Belkacem Collin
43 %43 % des Français ont déjà testé un service de stockage en ligne.

L’Éducation nationale proposera désormais à tous les élèves et étudiants de stocker l’attestation numérique de leur diplôme du bac sur un service de La Poste.

Un partenariat original

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, et Nathalie Collin, directrice générale adjointe du Groupe La Poste en charge du numérique et de la communication, ont conclu le 17 novembre 2016 un partenariat dans le cadre duquel un site de l’Éducation nationale dédié à l’obtention d’attestations numériques de diplômes proposera de les conserver durablement dans l’espace numérique de stockage Digiposte +.

Le site sera mis en place début 2017 à l’adresse www.diplome.gouv.fr et proposera à toute personne ayant obtenu son bac depuis 2000 de récupérer l’attestation numérique de son diplôme au format PDF. Le site conseillera également de la stocker sur Digiposte +, un espace de stockage numérique de 5 Go mis à la disposition de tous gratuitement par La Poste.

Outre sa fonction principale de stockage, Digiposte + se positionne comme un service qui permet d’importer automatiquement, de classer et de stocker des documents administratifs (factures, attestations, relevés bancaires…). Les données sont conservées pour une durée illimitée et hébergées en France. Par ailleurs, le service informe son usager des modalités de différentes démarches administratives (renouvellement de pièces d’identité, inscription sur les listes électorales…) et retrouve rapidement les documents nécessaire pour effectuer ces démarches.

Le stockage, un service encore méconnu

Selon un sondage Opinionway réalisé en mai 2015, 43 % des Français ont déjà testé un service de stockage en ligne et 13 % en utilisent un régulièrement. Les freins à une adoption plus massive cités sont la crainte que le service ne coûte cher, partagé par 26 % des personnes interrogées, la crainte d’une utilisation commerciale de ces données (47 %) et la crainte de perte ou de vol des données (60 %).

L’adoption de cette technologie varie également selon l’âge et la catégorie socio-professionnelle. 44 % des 18-24 ans utilisent déjà un service de ce type. Chez les cadres, le taux d’adoption grimpe à 31%, et à 26 % chez les diplômés de l'enseignement supérieur.

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