Le Nutella va-t-il manquer ?

Par Olivier Sancerre Modifié le 27 décembre 2021 à 12h29
Nutella Noisettes Turquie 1
70%La Turquie produit 70% des récoltes mondiales de noisettes.

C'est une des conséquences inattendues (et potentiellement tragiques pour les fans de la pâte à tartiner) de l'effondrement de la lire turque. Ferrero pourrait manquer de noisettes, ingrédient indispensable du Nutella !

Même si la part de marché de Nutella a reculé ces dernières années (64% en 2021, soit 21 points de moins par rapport à 2010), la fameuse pâte à tartiner est toujours autant prisée par les amateurs. Ces derniers voient donc avec un œil inquiet l'effondrement de la lire turque qui pourrait avoir un impact majeur sur la production de noisettes, sachant que la Turquie en est le premier producteur mondial (70% du total des récoltes). Recep Tayyip Erdogan, le président du pays, a imposé une politique économique visant à renforcer les exportations turques, au détriment de la devise du pays qui subit une forte dévaluation.

L'impact de l'effondrement de la lire turque

La lire a ainsi perdu plus de la moitié de sa valeur face au dollar cette année. La potion administrée par la présidence du pays favorise peut-être les exportations, mais les importations enchérissent fortement. Les petits producteurs de noisettes importent leurs matières premières (engrais, graines, fertilisants…) qui deviennent inaccessibles financièrement parlant. Ils préfèrent abandonner la culture du fruit à coque pour d'autres métiers moins soumis au taux de change.

Pas de pénurie à craindre, selon Ferrero

Ce faisant, la production turque de noisettes s'effondre, ce qui pourrait provoquer de sérieuses difficultés pour Ferrero qui achète le tiers des exportations du pays. Néanmoins, pas besoin de faire des réserves : un porte-parole de la filiale française du groupe agroalimentaire assure dans Le Parisien qu'il ne prévoit pas de pénurie et que l'entreprise n'a pas eu écho de difficultés d'approvisionnement.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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