Pour sauver BlackBerry, un retour aux fondamentaux s’impose

Par Olivier Sancerre Modifié le 2 septembre 2013 à 14h46

Malgré ses récents efforts, BlackBerry n'a pas su relever le défi posé par Apple, Samsung, Nokia et d'autres sur un marché du smartphone que le constructeur canadien dominait de la tête et des épaules il y a quelques années.

Le lancement en début d'année de la nouvelle plateforme BlackBerry 10 n'y a pas suffi : malgré l'intérêt porté par ces solutions, les consommateurs continuent de se tourner vers iOS et Android, y compris les utilisateurs pro, cible traditionnelle de BlackBerry. Au dernier trimestre, l'entreprise a accusé une perte de 84 millions de dollars, pour des revenus se montant à 3,1 milliards.

BlackBerry : la survie passe par une niche

Plusieurs solutions sont sur la table pour relancer la compagnie, y compris la sortie de Bourse afin d'échapper à la pression du marché et des actionnaires. Bert Nordberg, membre du conseil d'administration de BlackBerry, entrevoit une autre porte de sortie : survivre dans une niche. « Historiquement, BlackBerry a eu de plus larges ambitions. Mais se battre contre des géants comme Apple, Google et Samsung est difficile », déclare t-il.

BlackBerry doit miser sur ses atouts

Bert Nordberg, qui fut auparavant PDG de Sony Ericsson, connait bien le marché de la téléphonie. Il fait partie du comité spécial mis en place par la direction de BlackBerry afin d'envisager toutes les possibilités. Et celle envisagée par ce ponte de l'industrie aurait le mérite de sauver l'entreprise par le haut : « BlackBerry est fort sur le segment entreprises et business, ses produits sont "étanches" à la NSA dans le sens où il est impossible d'intercepter les communications ». Si l'on rajoute une grande expertise en matière de clavier physique ainsi que le réseau de communications bâti par la société, BlackBerry a des atouts pour se distinguer du reste de la concurrence.

Mais le constructeur voudra t-il revenir à ses premières amours, délaissant le juteux marché grand public ? Le marché ne lui laissera peut-être pas le choix.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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