Alstom qui se vend, Bouygues qui licencie : la grande braderie ?

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Par Christopher Dembik Modifié le 29 novembre 2022 à 10h10

C’est un nouveau rebondissement dans le dossier Alstom, par l’entremise de son actionnaire de référence Bouygues. Le groupe français, en pleine réorganisation, pourrait supprimer près d’un quart de ses effectifs après sa mésaventure avec SFR.

Ces rumeurs interviennent alors que l’entreprise pourrait bénéficier d’un apport de cash salutaire dans le cadre du rachat de la branche énergie d’Alstom par GE. Bouygues a, en effet, depuis le début favorisé l’offre américaine d’un montant de 13 milliards de dollars. Selon les informations de marché, sur cette somme, 1/3 pourrait revenir aux actionnaires, dont une grande partie au géant Bouygues.

Ainsi, il pourrait accentuer grâce à cette manne sa restructuration , assurer la survie de sa filiale de télécommunications et se positionner dans le nouveau paysage des télécoms en France et en Europe, via un rachat ou plus probablement une fusion.

A l’approche des échéances électorales, il est cependant peu probable que dans l’immédiat le groupe confirme dans le détail la suppression d’emplois. Il devrait offrir au gouvernement un répit alors que le dossier Alstom a soulevé un vent de protestations politiques.

Les péripéties d’Alstom et maintenant de Bouygues montrent à quel point les acteurs français, pour être viables face à la concurrence internationale, ont besoin de s’adosser à d’autres acteurs, souvent étrangers, pour atteindre une taille critique. Dans cette perspective, les grandes entreprises françaises ont surtout besoin d’un accompagnement de l’Etat plutôt que d’une obstruction vaine comme on a pu le voir récemment.

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Christopher Dembik est économiste chez SaxoBank.

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