SNCF : la ponctualité laissait à désirer en 2016

Par Anton Kunin Modifié le 16 janvier 2017 à 2h48
Train Sncf
69,3 %Seuls 69,3 % des TGV Lyon-Montlellier sont arrivés à l'heure en novembre 2016.

La ponctualité, ou régularité des trains, terme utilisé par la SNCF, a été très inégale sur le réseau ferré français. Selon la région et le mois de l’année, les retards et les annulations de trains, les Français en ont eu un peu, beaucoup ou... à la folie, pour certains.

Des TER et des TGV impactés

Le manque de régularité a toujours été l’apanage des TER, ces trains régionaux qui roulent sur des voies « secondaires », souvent en très mauvais état. Une situation qui oblige à limiter leur vitesse et parfois ne laisse pas d’autre choix aux cheminots que d’annuler un train afin de procéder à une réparation d’urgence. Si 95,4 % des TER Bretagne sont arrivés à l’heure en décembre 2016 (soit 20,6 trains à l’heure pour 1 train en retard), la situation a été bien pire dans le Limousin en novembre 2016, par exemple : seuls 79,9 % des trains y sont arrivés à l’heure, soit 4 trains à l’heure pour 1 train en retard. Les voyageurs limousins ont eu droit à 785 retards et 66 annulations ce mois-là.

Mais désormais, le manque de régularité n’épargne pas non plus les TGV. Si une régularité exceptionnelle a pu être observée sur certaines lignes, comme Paris – Besançon (98,4 % en juillet 2016), seuls 69,3 % des trains sont arrivés à l’heure sur la ligne Lyon – Montpellier en novembre 2016, soit 99 trains en retard et 2 trains annulés.

Des raisons multiples

La lecture des motifs des retards, accessibles à tout un chacun sur le site de la SNCF, fait froid dans le dos : « dérangements d’installations d’infrastructure », « mise en place d’une limitation de vitesse suite à une déformation de la voie », « instabilité de la voie », « défaillance du matériel roulant », « défauts techniques d’installations »... Mais on y trouve aussi des causes indépendantes de la volonté de la SNCF, comme des intempéries, des colis suspects, des descentes de personnes sur les voies ou leur pénétration dans les infrastructures interdites aux voyageurs.

La SNCF indemnise désormais les voyageurs au-delà de 30 minutes de retard. Alors, très impactée, la SNCF ? Pas vraiment, puisque très peu de trains affichent un retard supérieur à 30 minutes, et pour ceux qui auraient vraiment un retard important, le taux d’indemnisation n’est que de 25 % du prix du billet, remboursable en... bon d’achat. Fallait y penser !