Avec près de 12,7 millions de titulaires et plus de 141 milliards d’euros d’encours à l’automne 2025, le PER s’impose comme le produit d’épargne retraite incontournable en France. Porté par les inquiétudes sur les pensions et par son avantage fiscal, le plan séduit toujours davantage d’épargnants, qu’ils passent par une assurance ou une banque.
PER : la retraite privée dépasse 141 milliards d’euros

Au 30 septembre 2025, le PER a atteint un seuil inédit. Selon un communiqué du ministère de l’Économie publié le 16 février 2026, le PER compte « près de 12,7 millions de titulaires » et totalise « plus de 141 milliards d’euros d’encours au troisième trimestre 2025 ».
Le PER franchit un cap historique d’encours et de titulaires
En conséquence, le PER confirme une dynamique impressionnante. Toujours selon le ministère de l’Économie, les encours progressent d’environ 19 % sur un an, entre septembre 2024 et septembre 2025. Cette hausse annuelle illustre l’attrait croissant du plan auprès des ménages, qu’ils souscrivent via une assurance ou une banque, dans une logique de préparation de la retraite et d’optimisation de leurs impôts.
Fin septembre 2025, les PER individuels concentraient 82,4 milliards d’euros d’encours, tandis que les PER d’entreprise collectifs atteignaient 31,7 milliards d’euros et les PER obligatoires 27,1 milliards d’euros, selon le ministère de l’Économie. Le PER individuel demeure encore le moteur principal de l’épargne retraite en France.
Un PER dopé par l’inquiétude sur la retraite
Si le PER séduit, c’est d’abord parce que les Français doutent du niveau futur de leurs pensions. Une large majorité de non-retraités estime que les pensions ne seront pas suffisantes pour maintenir leur niveau de vie. Dans ce contexte, le PER apparaît comme un plan d’épargne retraite structurant, combinant capitalisation et avantage fiscal immédiat sur les cotisations versées. Le PER permet en effet de déduire les versements volontaires du revenu imposable, dans certaines limites.
Par ailleurs, l’historique montre l’ampleur du chemin parcouru. Le PER, créé par la loi PACTE et lancé en 2019, a rapidement supplanté les anciens dispositifs. Selon des données reprises par des ABC Bourse, le nombre de titulaires avoisinait environ 7 millions en 2022 pour près de 80 milliards d’euros d’encours. Trois ans plus tard, le PER dépasse 12,7 millions de détenteurs et 141,1 milliards d’euros.
Une montée en puissance structurante pour l’épargne française
Le succès du PER ne relève pas d’un simple effet de mode. Il traduit une transformation profonde de la culture d’épargne en France. En concentrant 141,1 milliards d’euros d’encours à fin septembre 2025, le PER devient un pilier du patrimoine des ménages, au même titre que l’assurance-vie.
De plus, la progression de 19 % des encours en un an montre que le plan continue d’attirer de nouveaux versements et de nouvelles souscriptions. Cette dynamique repose sur un double ressort. D’une part, l’anticipation d’une retraite moins généreuse incite à capitaliser. D’autre part, l’avantage fiscal sur les cotisations renforce l’intérêt du produit, notamment pour les contribuables fortement imposés.
Cependant, cette croissance pose aussi la question de l’allocation des montants. Le PER, selon les choix effectués, peut être investi en fonds en euros ou en unités de compte. Ainsi, la performance future dépendra de la stratégie retenue par les épargnants et de l’accompagnement proposé par les assureurs et les banques.
