Jeux d'argent : 1,3 million de Français en feraient trop

16,1 %
En 2019, 16,1% de l'ensemble des joueurs ont joué en ligne.

Les jeux d’argent connaissent une diffusion conséquente, et ce n’est pas sans conséquences négatives pour ceux qui choisissent d’y miser leurs économies. Selon une note publiée par l’Observatoire des jeux, 6% des Français seraient des joueurs « problématiques ».

6% des joueurs seraient des joueurs « problématiques »

Addiction, pertes financières, impact négatif sur la santé psychique et les relations avec l’entourage… : les jeux d’argent peuvent avoir des conséquences négatives sur la vie d’un individu et sa famille. Ce n’est finalement pas très rare : parmi les personnes ayant déclaré avoir joué à un jeu d’argent et de hasard au cours de l’année écoulée, 6% peuvent être classés comme étant des joueurs « problématiques » (dont 4,4% comme des joueurs à risque modéré et 1,6% comme des joueurs excessifs), nous apprend une note de l’Observatoire des jeux, un organisme rattaché à Bercy. Rapportées à l’ensemble de la population française, ces données donnent une prévalence de 2,1% de joueurs à risque modéré et 0,8% de joueurs excessifs soit respectivement environ 1 million de joueurs à risque modéré et 370.000 joueurs excessifs. Autant dire que 1 Français sur 50 est concerné.

Alors, quel est le portrait-robot de ces joueurs « problématiques » ? Ce sont le plus souvent des hommes, plus jeunes que les autres joueurs, appartenant à des milieux sociaux modestes (beaucoup plus d’ouvriers notamment), ayant un niveau d’éducation et des revenus inférieurs à ceux des autres joueurs. Sur le plan professionnel, ils sont moins actifs que l’ensemble des joueurs et plus fréquemment chômeurs.

Les jeux d’argent dépendent fortement des joueurs « problématiques »

Peut-on aider ces joueurs accros sans nuire au business des jeux d’argent ? Tout porte à croire que non. En effet, les joueurs « problématiques » sont les clients les plus précieux des organisateurs des jeux d’argent : leurs mises constituent 38,3% de leur chiffre d’affaires. Si leur part est plus faible chez les organisateurs des paris hippiques (21,4%) et des jeux de loterie (31,9%), les joueurs problématiques assurent 57,7% du chiffre d’affaires dans le poker et 62,7% dans les paris sportifs.

Tous les jeux sont-ils également dangereux ? À en juger par la part des joueurs « excessifs » dans chacun des jeux, non. La prévalence de jeu excessif est de 0,5% dans les jeux de tirage, de 1,2% dans les jeux de grattage mais de 4,8% pour les machines à sous par exemple.


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