Assurance auto : comment l’âge et la région pèsent sur votre facture ?

Le prix de l’assurance automobile varie en fonction de nombreux critères, du profil du conducteur à son lieu de résidence, en passant par le type de véhicule utilisé. Une étude récente de Meilleurtaux Assurances, publiée le 1er février 2025, lève le voile sur les écarts tarifaires qui pénalisent certains automobilistes plus que d’autres.

Jade Blachier
By Jade Blachier Published on 6 février 2025 11h03
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19%Les primes d'assurances des habitants de la région PACA, de la Corse et de l’Île-de-France sont jusqu’à 19 % supérieures à la moyenne nationale.

L’assurance automobile est un poste de dépense incontournable pour les conducteurs français. Mais derrière cette obligation légale, des écarts de prix se dessinent. Meilleurtaux Assurances a passé au crible quatre profils types, du jeune conducteur étudiant au couple de seniors, et leurs primes d’assurance. L’analyse révèle une variation des tarifs en fonction de l’âge, du lieu de résidence, du type de véhicule et de l’expérience de conduite.

La localisation : un critère décisif dans le prix de l’assurance auto

Lorsqu’il s’agit de fixer les prix, les compagnies d’assurances ne prennent pas uniquement en compte le véhicule et le profil du conducteur. La géographie joue un rôle majeur.

L’étude de Meilleurtaux Assurances montre que les départements de l’Ouest de la France bénéficient des primes d’assurance les plus faibles. La Bretagne arrive en tête avec des tarifs inférieurs de 9,3 % à la moyenne nationale. Les Pays de la Loire et la Normandie affichent également des tarifs plus avantageux avec des primes moyennes annuelles respectivement de 637 euros et 652 euros. À l’opposé, les habitants de la région PACA, de la Corse et de l’Île-de-France doivent composer avec des primes jusqu’à 19 % supérieures à la moyenne nationale. En PACA, par exemple, le tarif moyen annuel grimpe à 811 euros.

Les écarts de prix s’expliquent par plusieurs facteurs. Dans les grandes métropoles, la sinistralité est plus élevée, ce qui pousse les assureurs à augmenter leurs tarifs. Le risque de vol est également plus important, notamment en Île-de-France et dans le sud du pays. Le coût des réparations est plus élevé dans certaines régions, où les prix de la main-d’œuvre et des pièces détachées sont plus conséquents. La circulation plus dense dans les grandes villes accroît le nombre d’accidents, un critère pris en compte par les compagnies d’assurance. Samuel Bansard, porte-parole de Meilleurtaux Assurances, souligne que les régions Corse, PACA et Île-de-France occupent régulièrement le haut du classement en termes de primes en raison d’une sinistralité plus importante.

Âge et expérience de conduite : des écarts de prix spectaculaires

Les jeunes conducteurs sont les plus pénalisés. Moins expérimentés et considérés comme à haut risque par les assureurs, ils voient leurs primes flamber. Le tarif moyen pour un jeune conducteur en France s’élève à 871 euros par an. Dans certaines villes comme Marseille ou Nice, ce tarif grimpe à plus de 1 175 euros par an. En Bretagne, il descend à environ 785 euros par an, preuve que la localisation joue aussi un rôle.

Les conducteurs seniors ne sont pas mieux lotis. Ils ne bénéficient pas de tarifs plus avantageux malgré leur expérience. Après 60 ans, les primes augmentent progressivement. Un couple de septuagénaires paiera en moyenne 811 euros par an, soit 100 euros de plus qu’un couple de quadragénaires. Les compagnies justifient cette hausse par une sinistralité plus élevée chez les plus de 65 ans, liée à une augmentation des temps de réaction et une sensibilité aux accidents.

Meilleurtaux Assurances a étudié quatre profils types pour illustrer ces différences tarifaires. Un jeune conducteur de 20 ans, étudiant et assurant une Renault Clio au tiers, paie en moyenne 871 euros par an. Un trentenaire bonussé de 30 ans, propriétaire de la même voiture mais avec une couverture tiers +, voit sa prime chuter à 328 euros par an. Un couple actif de 40 et 37 ans, propriétaire d’une Peugeot 3008 et assuré en tous risques, débourse en moyenne 711 euros par an. Enfin, un couple senior de 69 et 67 ans, avec le même véhicule et le même niveau de couverture, voit sa prime grimper à 811 euros par an.

Au-delà du prix : les conducteurs recherchent le meilleur équilibre prix-garanties

Si le coût de l’assurance reste un critère clé, de plus en plus d’automobilistes cherchent avant tout un bon rapport qualité-prix. L’étude révèle que 57 % des assurés privilégient l’équilibre entre prix et garanties. Chez les jeunes conducteurs, 38 % choisissent uniquement en fonction du prix. Ceux qui bénéficient d’un bonus sont plus exigeants sur les garanties et recherchent une couverture plus complète.

Les préférences varient également selon le niveau de couverture choisi. Pour une assurance au tiers, 49 % des assurés privilégient le prix avant tout, alors que seuls 2 % citent le niveau de couverture. À l’inverse, pour une assurance tous risques, 63 % des assurés recherchent avant tout un bon rapport qualité-prix, tandis que 15 % prennent en compte le niveau des garanties proposées.

Avec l’augmentation des coûts d’assurance et la pression sur le budget des ménages, les conducteurs deviennent plus stratèges. Comparateurs d’assurance, ajustements de garanties, négociations… Tous les moyens sont bons pour réduire la facture sans sacrifier la couverture.

Jade Blachier

Diplômée en Information Communication, journaliste alternante chez Economie Matin.

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