Le Big Bang fiscal proposé par le macroniste Pierre Cazeneuve

Retour de la taxe d’habitation, baisse des cotisations salariales, hausse de la TVA et de la CSG… C’est un big bang fiscal que propose le macroniste historique Pierre Cazeneuve député Renaissance.

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By Charles Sannat Published on 1 juin 2026 7h54
Budget 2027 : Bercy missionne quatre économistes pour sortir de l'impasse budgétaire
Le Big Bang fiscal proposé par le macroniste Pierre Cazeneuve - © Economie Matin
22%En Italie, la TVA est fixée à 22%.

Ce qu’il propose c’est un choc de pouvoir d’achat massif et inédit, avec 53 milliards d’euros pour baisser les cotisations et soutenir les familles.

➡️Pour 15 millions de salariés entre 1 et 3 SMIC, c’est +200€ net/mois

➡️Pour un couple médian avec 2 enfants, c’est +6000€ net/an

Pour financer cela, je propose un transfert de fiscalité sur 3 impôts à base large :

– Le retour de la taxe d’habitation qui permet également de renouer avec nos territoires et nos élus locaux ;

– 2 points de TVA (sans toucher aux taux réduits) ;

– 1 point de CSG.

On taxe ce que l’on n’aime pas ou que l’on veut dissuader !

La logique économique et fiscale consiste à taxer ce que l’on n’aime pas ou que l’on veut dissuader. On veut dissuader la pollution des grosses voitures? On taxe le carbone et les litres aux 100. On veut dissuader l’alcool? On taxe les bouteilles. On veut dissuader les cigarettes? On taxe (et pas qu’un peu) les clopes! Bon je peux continuer la liste à l’infini mais vous avez compris la logique.

En France on aime tellement le travail que l’on a décider… de le taxer ce qui est l’ânerie économique la plus incroyable de ces 50 dernières années.

Mieux, on augmente sans cesse le cout du travail.

Mieux, nos gentils gens de gauche trouvent génial de taxer le travail et de détaxer la consommation.

Aujourd’hui il y a plus de cotisations sociales sur le travail que de TVA sur nos produits!!!

Il faut évidemment inverser la logique, reverser un net plus haut et plus proche du brut. Augmenter la TVA (pas sur les produits de base) mais sur tout ce qui n’est pas indispensable. Cela permettra en réalité un gain de pouvoir d’achat et à chaque personne, librement, d’arbitrer ce qu’elle achètera.

La TVA dite sociale (ce qui ne veut rien dire en réalité) est d’une logique évidente.

Il faut détaxer le travail et taxer la consommation (hors produits de base et alimentaire).

Cela fera hurler, mais c’est la bonne logique.

On taxe ce que l’on veut dissuader, on détaxe ce que l’on veut encourager.

Taxer aussi fortement le travail décourage évidemment le… travail et encourage l’assistanat.

Cela doit s’accompagner également de la remise au boulot et dans bien des cas de la mise au boulot tout court, de tous ceux qui refusent de participer à notre société.

Alors on peut discuter de la CSG et de la TVA, de la répartition nécessaire, du montant de la taxe d’habitation dont la suppression était une ânerie également totale, mais la logique est la bonne. Il faut une révolution fiscale et revoir tout notre système sinon, nous ne redresserons pas la France, non pas pour ses créanciers, mais pour sa population. Pour les gens.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

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Charles SANNAT est diplômé de l'Ecole Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d'Etudes Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l’Information-(secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires et intègre la Direction de la Recherche Economique d'AuCoffre.com en 2011. Il rédige quotidiennement Insolentiae, son nouveau blog disponible à l'adresse http://insolentiae.com Il enseigne l'économie dans plusieurs écoles de commerce parisiennes et écrit régulièrement des articles sur l'actualité économique.

1 comment on «Le Big Bang fiscal proposé par le macroniste Pierre Cazeneuve»

  • Gilles DESCHAMPS

    Bonjour,
    Les propositions de Pierre Cazeneuve vont dans le bon sens, mais pas assez loin. Voici donc mon projet fiscal.
    Gilles DESCHAMPS, Docteur en études politiques
    Un projet fiscal libéral
    La France détient le record mondial des prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales). Ceci doit susciter une profonde réflexion (vraiment sans tabou) sur sa fiscalité, permettant d’établir un projet fiscal d’inspiration libérale, aussi radical que cette donnée économique l’exige.
    .
    Que faut-il imposer prioritairement ?
    La France souffre d’une carence de réflexion de fond sur la légitimité des différentes assiettes d’imposition. Très peu d’économistes remettent en cause l’imposition des entreprises (même s’ils se divisent sur son taux et ses autres modalités). Pourtant, le principe même d’imposer les entreprises est fondamentalement contestable, si on considère les bases essentielles de l’économie.
    La source principale de toute économie nationale est la production (sans celle-ci, elle s’effondre rapidement). C’est la richesse produite qui permet la consommation des ménages et les différentes actions publiques. Cette indispensable production de richesses incombe principalement aux entreprises. Donc, taxer les entreprises, c’est porter atteinte à cette production, car ceci réduit leurs moyens d’investir et d’embaucher. Mais, si on n’impose pas les entreprises, comment obtenir les ressources fiscales nécessaires ? On peut, évidemment, imposer les revenus, qui sont généralement la contrepartie d’un travail ou d’un investissement. Mais l’imposition des revenus du capital nuit forcément à l’investissement des entreprises, particulièrement dans un monde où les capitaux sont très mobiles. Quant à l’imposition des revenus du travail, elle peut paraître immorale dans un contexte où on déplore, largement, l’ampleur de l’assistanat (qui n’est pas soumis à l’impôt). C’est donc la consommation qui devrait constituer la principale assiette des ressources fiscales. Certes, il est juste d’exiger une contribution établie en fonction des capacités contributives, mais on doit considérer que les ressources individuelles non utilisées pour la consommation sont (très largement) affectées à l’investissement, capital pour la productivité et donc le niveau de vie.
    En outre, en pratique, l’imposition des revenus n’en touche pas certains, notamment ceux provenant de la délinquance ou de l’assistanat, alors que les délinquants professionnels et les assistés paient la TVA sur leurs achats.
    En conclusion, il serait logique, efficace et juste de réduire très fortement l’imposition directe des entreprises, d’imposer un peu moins les revenus, et de taxer plus fortement la consommation.
    .
    Orientation générale :
    Rompre avec la logique fiscale actuelle, étatiste
    Adopter une nouvelle logique, libérale
    .
    Logique fiscale actuelle
    On recherche les meilleurs moyens d’accroître les recettes fiscales ( et, accessoirement, de limiter les effets négatifs de chaque augmentation d’impôt, inévitables cependant).
    On tente de résoudre les problèmes en donnant des moyens supplémentaires aux acteurs concernés, ce qui conduit à accroître la pression fiscale.
    .
    Nouvelle logique fiscale proposée
    On recherche les meilleurs moyens de pouvoir réduire les recettes fiscales, en diminuant les dépenses ( et, accessoirement, on s’efforce d’optimiser les effets positifs de chaque diminution d’impôt, sachant que toute diminution d’impôt est, toujours, plus ou moins bénéfique pour l’économie nationale).
    On tente de résoudre les problèmes en allégeant les charges (fiscales, normatives…) qui pèsent sur les acteurs concernés, ce qui permet de réduire la pression fiscale.
    Dans cette optique, on met en œuvre une série de mesures visant à :

    imposer prioritairement la consommation
    Diminuer fortement les cotisations sociales
    Imposer plus justement les revenus
    Alléger fortement l’imposition des entreprises
    Mieux encadrer les impôts locaux
    .
    Imposer prioritairement la consommation
    Parmi les recettes fiscales. la priorité doit être donnée à celles s’appliquant à la consommation.
    Pour cela, la TVA constitue un moyen efficace. Cependant, il faut considérer que la TVA, dans la réalité, elle est supportée par les consommateurs mais aussi par les entreprises (on le constate à l’occasion des changements de taux de TVA, qui se répercutent sur ces deux catégories). Mais la part de la TVA qui, en pratique, incombe aux entreprises, est acceptable car la TVA est largement corrélée aux profits de l’entreprise. Ceci pourrait donc fournir un argument contrant l’opinion dominante, qui rejetterait une forte réduction de la pression fiscale totale sur les entreprises.
    Concrètement, on peut envisager une augmentation des 5 taux actuels de TVA (et le resserrement de leur éventail, manifestement trop large pour ne pas être injuste)
    Le taux normal passerait de 20% à 25% (maximum pour l’Union Européenne).
    Les autres taux seraient modifiés ainsi :
    10% > 17,5%
    5,5% > 12,5%
    2,1% > 10%
    .
    En outre, on peut limiter l’avantage fiscal des entreprises qui bénéficient de taux de TVA réduits. En effet, certaines perçoivent une TVA négative (car la TVA due est inférieure à celle déductible).
    Un prélèvement de 25% serait appliqué sur ces reversements (dont le montant total annuel dépasse, actuellement, 60 milliards d’euros !). Ceci atténuerait un avantage fiscal généralement excessif (obtenu par des lobbies, des idéologues…).
    .
    Diminuer fortement les cotisations sociales
    L’accroissement des recettes de TVA permettrait de la substituer à la plupart des cotisations sociales (principe de la « TVA sociale »). Ceci s’appliquerait aux cotisations patronales, ce qui bénéficierait à l’emploi, et aux cotisations salariales, ce qui compenserait la hausse de la TVA, pour les consommateurs qui travaillent.
    Concrètement, dans un premier temps, les taux des cotisations sociales patronales seraient ramenés au niveau des taux des cotisations salariales. A plus long terme, progressivement, l’ensemble des cotisations sociales seraient supprimées, sauf celles qui concernent les accidents du travail, car ce sont les seules directement liées à l’activité professionnelle.
    .
    Imposer plus justement les revenus
    Il est aberrant que les revenus de l’assistanat ne soient pas imposés. Il faudrait les inclure dans les revenus imposables, pour la moitié de leur montant, jusqu’à 1.000 € par part fiscale, et en totalité au-dessus. Ceci permettrait d’imposer la majorité des foyers fiscaux, ce qui n’est plus le cas depuis longtemps. C’est une application du principe d’universalité de l’impôt (qui ne doit tolérer que des exceptions limitées).
    Pour empêcher une fiscalité confiscatoire, il faudrait rétablir le bouclier fiscal limitant l’imposition des revenus à 50% de leur montant. Ceci ne bénéficiant pas (en général) à la classe moyenne (mais surtout aux plus riches), une autre mesure réduirait le matraquage fiscal de cette classe : le minimum de revenu préservé du revenu (MRP).
    L’impôt sur le revenu serait limité de sorte à assurer la préservation d’un minimum du revenu restant après l’impôt. Ce revenu ne devrait pas être inférieur au MRP calculé en fonction de la somme imposée.
    Optionnellement, dans l’application du MRP, on pourrait prendre en compte non seulement l’impôt sur le revenu mais aussi les autres impôts directs (ce qui renforcerait l’efficacité du dispositif).

    Le MRP est ainsi calculé :
    Le MRP se compose de :
    une partie proportionnelle : 60% du revenu imposable
    une partie non-proportionnelle
    La partie non-proportionnelle est calculée en fonction de la racine carrée (r.c.) du revenu imposable. Elle est égale à 50€ x racine carrée du revenu

    Exemples, selon le revenu :

    14.400 € : r.c. = 120
    partie proportionnelle : 8.640€
    partie non-proportionnelle : 120 x 50€ = 6.000€
    Total du MRP : 14.640
    Donc exonération car le minimum préservé est supérieur au revenu

    16.900 € : r.c. = 130
    partie proportionnelle : 10.140€
    partie non-proportionnelle : 130 x 50€ = 6.500€
    Total du MRP : 16.640€
    Donc impôt plafonné à 260€ (1,5 % du revenu)

    20.000 € : r.c. = 142
    partie proportionnelle : 12.000€
    partie non-proportionnelle : 142 x 50€ = 7.100€
    Total du MRP : 19.100€
    Donc impôt plafonné à 900€ (4,5% du revenu)

    22.500 € : r.c. = 150
    partie proportionnelle : 13.500€
    partie non-proportionnelle : 150 x 50€ = 7.500€
    Total du MRP : 21.000€
    Donc impôt plafonné à 1.500€ (6,7 % du revenu)

    30.000 € : r.c. = 173
    partie proportionnelle : 18.000€
    partie non-proportionnelle : 173 x 50€ = 8.650€
    Total du MRP : 26.650
    Donc impôt plafonné à 3.350€ (11% du revenu)

    40.000 € : r.c. = 200
    partie proportionnelle : 24.000€
    partie non-proportionnelle : 200 x 50€ = 10.000€
    Total du MRP : 34.000€
    Donc impôt plafonné à 6.000€ (15% du revenu)

    62.500 € : r.c. = 250
    partie proportionnelle : 37.500€
    partie non-proportionnelle : 250 x 50€ = 12.500€
    Total du MRP : 50.000€
    Donc impôt plafonné à 12.500€ (20 % du revenu)

    90.000 € : r.c. = 300
    partie proportionnelle : 54.000€
    partie non-proportionnelle : 300 x 50€ = 15.000€
    Total du MRP : 69.000€
    Donc impôt plafonné à 21.000€ (23% du revenu)

    160.000 € : r.c. = 400
    partie proportionnelle : 96.000€
    partie non-proportionnelle : 400 x 50€ = 20.000€
    Total du MPR : 116.000€
    Donc impôt plafonné à 44.000€ (27% du revenu)

    250.000 € : r.c. = 500
    partie proportionnelle : 150.000€
    partie partie non-proportionnelle : 500 x 50€ = 25.000€
    Total du MRP : 175.000€
    Donc impôt plafonné à 75.000€ (30% du revenu)

    1.000.000 € : r.c. = 1.000
    partie proportionnelle : 600.000€
    partie partie non-proportionnelle : 1.000 x 50€ = 50.000€
    Total du MRP : 650.000€
    Donc impôt plafonné à 350.000€ (35% du revenu)

    Le dispositif est donc favorable aux classes moyennes supérieures.

    Le taux du MRP est progressif mais moins que celui de l’impôt. Quand le revenu augmente, le minimum de revenu préservé de l’impôt augmente en valeur absolue mais diminue en proportion du revenu (ce qui résulte de l’utilisation de la racine carrée).
    Le caractère mathématique de ce dispositif, respectant la logique économique, lui confère une certaine objectivité.
    Ce serait donc un moyen intelligent de réduire équitablement la pression fiscale, excessive en France, au bénéfice de l’économie.
    En outre, la formule mathématique utilisée pourrait servir à calculer l’impôt lui-même (et non son plafond).
    Dans ce cas, l’impôt pourrait s’élever à un certain pourcentage du plafond (ou à sa totalité, à la limite). Ceci supprimerait la nécessité, pour obtenir une progressivité, de fixer des tranches d’imposition. Le système fiscal en serait simplifié.

    Par ailleurs, la flat tax sur les dividendes serait abaissée à 15%.
    .
    Alléger fortement l’imposition des Entreprises
    Le taux de l’impôt sur les bénéfices des entreprises serait rabaissé à 10%, et appliqué seulement sur leur partie supérieure à une franchise égale à 50% des salaires versés (pour soutenir l’emploi).
    Les impôts de production (particulièrement nuisibles pour notre économie) devraient être supprimés progressivement mais assez rapidement.
    .
    Mieux encadrer les impôts locaux
    Il convient d’établir un compromis entre 2 principes (qui peuvent s’opposer) : la libre administration des collectivités locales et l’égalité de droit (au plan national).
    Pour cela, tous les taux des impôts locaux sont limités par un maximum égal, pour chacun de ceux-ci, au taux moyen (nationalement) actuel.
    Le montant individuel d’un impôt local est limité par un maximum égal 160% de la moyenne nationale des montants individuels de cet impôt.
    Ceci permettrait de réduire la pression fiscale locale sans trop pénaliser les collectivités territoriales raisonnables dans ce domaine.
    .
    Gilles Deschamps, docteur en études politiques

    Voici mon projet fiscal, qui va

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