Sécurité routière : des radars, des radars et encore des radars

Paolo Garoscio
Par Paolo Garoscio Modifié le 2 octobre 2015 à 11h57
Radar
420 MILLIONS €Les radars ont rapporté 420 millions d'euros à l'Etat en 2014.

Ce vendredi 2 octobre 2015 s'est tenue la réunion du Comité interministériel de la sécurité routière qui tente de trouver une solution à la nouvelle hausse des morts sur les routes de France depuis plusieurs mois. Le gouvernement a eu donc une idée : déployer encore plus de radars ce qui devrait faire freiner les conducteurs et rapporter de l'argent dans les caisses de l'Etat. Et surtout il a inventé les "radars-leurre".

500 radars de plus sur les routes de France

Lors de la réunion du Comité interministériel de sécurité routière le gouvernement a fait plusieurs annonces : obligation du casque pour les mineurs à vélo, contrôle technique obligatoire pour les deux roues à la revente, fin de l'immunité des personnes conduisant un véhicule de société et... des radars ! Parce que le gouvernement aime les radars.

Les radars ont ça de bien qu'ils font freiner les automobilistes (donc réduire leur vitesse)... mais aussi qu'ils permettent de remplir les caisses de l'Etat. Quelques 500 radars de plus vont donc rejoindre les rangs des 4 200 radars déjà présents sur les routes de France.

Après les radars double-sens, les radars-leurre

Le gouvernement a même annoncé un nouveau type de radars arès avoir lancé les radars qui flashent dans les deux sens : les radars-leurre. Ce sont des radars qui n'en sont pas. Explications.

Le radar leurre est une boîte vide qui a tout pour ressembler à un radar sauf qu'elle ne flashe pas (comme c'est une boîte vide...) Mais par contre, si jamais l'envie prend, cette même boîte vide pourra héberger un vrai radar (et vous ne saurez pas quand ça se produira). Du coup vous allez freiner qu'elle que soit la situation.

Pratique et efficace, la boîte vide est aussi très peu chère. Le gouvernement peut donc facilement en déployer 10 000 comme annoncé ce vendredi 2 octobre 2015. Malin et sournois, n'est-ce pas ?

Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013. Suivez-le sur Twitter : @PaoloGaroscio