Le super sans plomb et le fuel domestique vendus trop cher

Photo Jean Baptiste Giraud
Par Jean-Baptiste Giraud Modifié le 26 décembre 2014 à 13h08

Décidément, les automobilistes qui roulent au super (SP95 et SP98) sont vraiment les dindons de la farce ! Non seulement le supercarburant supporte des taxes (TICPE, taxe intérieure sur les produits pétroliers) supérieures à celles qui pèsent sur le diesel (12 centimes de plus), mais les distributeurs se prennent aussi de plus grosses marges sur les ventes de ce carburant, le diesel étant soumis lui à une très rude concurrence en terme de prix, comme le dénonce l'association de consommateurs CLCV dans un communiqué publié après Noël.

Résultat, quand le diesel est passé depuis quelques jours sous la barre des 1 euro dans la plupart des régions de France, en particulier dans les stations de supermarchés, le super lui continue à se vendre autour de 1,25, 1,30 euro. Or, historiquement, l'écart de prix entre diesel et super a toujours été d'une vingtaine de centimes, notamment à cause des taxes. Voici que l'écart augmente, atteignant voire dépassant les 30 centimes au litre !

Une situation d'autant plus innaceptable que la France est obligée d'importer le diesel raffiné : plus de 50 % du diesel consommé dans l'hexagone a été raffiné en dehors du territoire, ce qui coûte plus cher aux distributeurs, alors que la France est largement surproductrice de supercarburant, dont les prix sont bradés à la sortie des raffineries françaises pour en faciliter l'exportation.

L'association CLCV dénonce également des prix anormalement élevés pour le fuel domestique, accusant les distributeurs de ne pas répercuter l'intégralité des baisses des prix des carburants à l'achat en gros, sur le prix de vente aux consommateurs.

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Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016.Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time. En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007.Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+, Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an.En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier. Il a également été éditorialiste économique sur Sud Radio de 2016 à 2018. Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).

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