Immobilier : un certain ralentissement se précise

Par Anton Kunin Modifié le 30 mai 2017 à 1h08
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4,2 %En avril 2017, la marge de négociation s'est établie à 4,2 % en moyenne.

Sur le marché de l’immobilier, les prix de vente poursuivent leur progression ce printemps 2017, mais elle se fait moins prononcée par rapport aux années précédentes. Le dynamisme des transactions est lui aussi en recul, révèle la dernière édition du Baromètre mensuel LPI-SeLoger.

Les prix continuent d’augmenter, mais moins rapidement que les années précédentes

À la différence des années précédentes, en 2017, les prix de vente peinent à progresser avec l’arrivée des beaux jours. Après un repli sensible en mars 2017, sur le mois d’avril l’évolution du prix signé des maisons (sur trois mois glissants) est de -0,1 % dans l’ancien mais de +0,3 % dans le neuf. Côté appartements, la progression est positive (+1,7 %) dans l’ancien mais négative (-0,5 %) dans le neuf. Selon Michel Mouillart, professeur d’économie à l’Université Paris Ouest et porte-parole du Baromètre LPI-SeLoger, cette évolution traduit les incertitudes de la conjoncture récente et les hésitations de la demande.

Sur un an, on observe néanmoins une hausse des prix : ceux des maisons ont progressé de 4,7 %, en accélération régulière depuis l’été 2016. Les prix des appartements, quant à eux, ont connu une progression de 2,4 % entre début avril 2016 et fin avril 2017.

Les transactions se multiplient, mais à un rythme ralenti

Dans l’ancien, après deux mois d’hiver marqués par un volume de transactions très important, une perte de dynamisme s’observe depuis février. Mesuré en année glissante, le rythme de progression des ventes ralentit pour le troisième mois consécutif, mais s’établit tout de même à +6,8 %. Cette moyenne cache bien entendu des disparités selon les régions. En Haute-Normandie et en Lorraine, s’amorce un recul des ventes, tandis qu’une progression à deux chiffres s’observe en Paca, dans les Pays de la Loire et en Poitou-Charentes, entre autres.

En avril, la marge de négociation s'est établie à 4,2 % en moyenne : 3,5 % pour les appartements et 5,1 % pour les maisons. Ce niveau plus bas de la marge sur les appartements s’explique par une modération des prix pratiquée par les vendeurs.

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