Covid-19 : le chiffre d'affaires des laboratoires a bondi de 37,4% en 2020

0,4 %
Globalement, la consommation de soins médicaux a progressé de 0,4% en
2020 en France.

Avec la campagne de dépistage du Covid-19, le chiffre d’affaires des laboratoires a enregistré une hausse de 37,4% en 2020. L’hôpital public a, à son tour, enregistré une hausse de 5,6% de la consommation de soins.

Les hôpitaux privés ont pâti de la crise sanitaire, les laboratoires ont tiré leur épingle du jeu

Le Covid-19 et sa vague d’hospitalisations, a-t-il représenté un avantage, sur le plan financier, pour les hôpitaux (dont les recettes dépendent directement de leur volume d’activité) ? Pour avoir la réponse, il suffit de consulter la dernière publication annuelle de la DREES, le service des statistiques du ministère des Solidarités et de la Santé, sur la consommation de soins médicaux en France. Pour les hôpitaux publics, la réponse est « oui » : la consommation de soins hospitaliers a progressé de 5,6%, pour s’établir à 78,7 milliards d’euros. Dans les hôpitaux privés, c’est le contraire : la consommation de soins y a reculé de 2,4% pour s’établir à 21,9 milliards d’euros. Cela s’explique d’ailleurs facilement : les médecins de ville et le SAMU orientaient quasi-systématiquement les patients Covid-19 vers les hôpitaux publics, s’y est ajouté le souhait de certains patients non urgents de différer leur passage à l’hôpital privé par crainte de contamination au Covid-19.

Mais s’il y a un grand gagnant de cette crise sanitaire, sur le plan financier bien sûr, ce sont les laboratoires. Leur chiffre d’affaires a bondi de 37,4% en 2020, pour s’établir à 6,2 milliards d’euros. Le nombre d’analyses et prélèvements réalisés a augmenté dans des proportions similaires : +39% par rapport à 2019.

La médecine de ville en perte d’activité en 2020

Globalement, en 2020, le public et le privé pris ensemble, la consommation de soins hospitaliers a progressé de 3,7% en France pour s’établir à 100,5 milliards d’euros, soit 48% du total de la consommation de soins et biens médicaux. Cette progression n’est pas uniquement le fait de l’épidémie de Covid-19 : en 2019 aussi, elle avait progressé, bien que dans une moindre mesure (+2,5%). L’activité des médecins généralistes a diminué de 4,2%, et celle des médecins spécialistes en ville de 5,6%.

Quant au total de la consommation de soins et de biens médicaux, elle est évaluée à 209,2 milliards d’euros. Elle a donc progressé de 0,4% par rapport à 2019, ce qui est son rythme de croissance le plus faible jamais observé depuis 1950.


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