Prix de l’électricité : le MEDEF plaide pour une solution européenne

Le MEDEF souhaite que l’Union européenne apporte une réponse coordonnée à la flambée des prix de l’électricité afin de gommer les différences en matière d’aides publiques sur le continent.

Par Anton Kunin Modifié le 17 novembre 2022 à 9h34
Prix de l'électricite fixation des prix
130 euros/MWhLes prix de l'électricité sont très disparates en Europe : 130 euros/MWh en Allemagne contre plus de 500 en France.

Geoffroy Roux de Bézieux souhaite une réponse européenne coordonnée face à l'envolée des prix de l'électricité

La flambée des prix de l’électricité est au centre des préoccupations du MEDEF. Le 16 novembre 2022, Geoffroy Roux de Bézieux, le président de la fédération professionnelle, a donné une conférence de presse sur ce sujet devenu brûlant pour les PME et ETI. Tout comme plusieurs de ses homologues européens, Geoffroy Roux de Bézieux défend l’idée d’une solution européenne qui viendrait remplacer les « guichets » nationaux actifs dans différents pays.

Les prix de l'électricité pour les entreprises sont en effet plafonnés à 200 euros/MWh en Espagne et au Portugal, à 180 euros/MWh en Pologne et même à 130 euros/MWh en Allemagne ce qui donne bien évidemment à nos voisins d’outre-Rhin un avantage concurrentiel. Cela, alors même que les entreprises françaises paient leur électricité au-delà de 500 euros/MWh.

L’arrêt de la production, déjà une réalité dans certaines usines

Il est également question de la compétitivité de l’industrie européenne face aux États-Unis et à la Chine. Les entreprises de ces deux pays achètent leur électricité 5-7 fois moins cher qu’en Europe, a déploré Dominique Carlac’h, la vice-présidente du MEDEF, sur BFMTV, quelques heures après la prestation de Geoffroy Roux de Bézieux. Dans ces conditions, comme les consommateurs ont de toute façon besoin de produits, ils préfèrent acheter des produits importés, ce qui nuit à l’industrie européenne.

Pire, face à la flambée des prix de l’électricité, certaines usines sont obligées de mettre en pause leurs machines, car il n’est plus intéressant économiquement de maintenir la production. Ce recul de l’activité s’observe déjà dans l’industrie. « Si les PME et les ETI ne peuvent pas produire, jamais de la vie on ne fera la réindustrialisation ! », a-t-elle déploré.

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